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La révolution de l’emballage

La révolution de l’emballage

Avez-vous réfléchi à la quantité de déchets que nous produisons tous les jours et quelle quantité de ces déchets consiste simplement en contenants de divers types de produits de toutes sortes, dans de nombreux cas de matériaux comme le plastique, le carton laminé ou bien d’autres que nous avons tendance à ne pas recycler habituellement ? L’Américain moyen produit en moyenne deux kilos de déchets par jour, et on estime qu’environ 30 % de ces déchets proviennent de l’industrie de l’automobile empaquetage. Une bonne partie, qui n’est généralement pas séparée sous forme de papier, de carton, de verre ou de matières organiques, n’a pas de protocoles de recyclage et se retrouve dans les décharges.

Historiquement, le empaquetage de la plupart des produits que nous consommons a été conçu pour optimiser la logistique, l’empilage ou la mise en boîte, ou simplement pour les rendre attractifs, pour des raisons esthétiques ou de design. Dans certaines industries, comme les cosmétiques ou les boissons gazeuses et l’eau embouteillée, on parle d’une véritable « dépendance à l’alcool » empaquetage« pour que vos produits se démarquent sur les étagères. La grande distribution et le commerce électronique sont également responsables de l’utilisation excessive de plastiques dans leurs protocoles d’emballage, qui finissent dans de nombreux cas par devenir des déchets non recyclables.

De plus en plus de marques lancent des initiatives pour réduire au maximum leur utilisation des plastiques. Certains réutilisent le plastique de l’océan, d’autres le vendent par des canaux qui réduisent la quantité de plastique qu’ils utilisent empaquetage au strict minimum, d’autres, comme Amazon, travaillent avec des marques pour emballer leurs produits de manière à combiner une plus grande durabilité avec une optimisation logistique, tandis que d’autres redessinent leurs produits pour les présenter dans des emballages plus recyclables, tels que ce dentifrice en comprimés.

Maintenant, une action coordonnée qui inclut un grand nombre de marques grand public telles que Procter & Gamble, Nestlé, PepsiCo, Unilever, etc. a l’intention de mettre en place une plate-forme circulaire, Loop, qui permettrait aux consommateurs, dans un premier temps aux États-Unis et en France, de recevoir leurs produits chez eux dans des emballages réutilisables, que nous déposerions ensuite dans une boîte spécialement conçue à cet effet au fur et à mesure que nous terminons son contenu, puis demanderions à un opérateur logistique de les récupérer – ou de les laisser à un point de collecte – et que cet emballage soit redistribué à ses fabricants, qui seraient chargés de le nettoyer et le réutiliser jusqu’à cent fois.

L’idée comporte des éléments très intéressants : d’une part, elle bénéficie de la possibilité d’utiliser des systèmes logistiques basés sur le retour, ce qui permettrait de concevoir des itinéraires capables d’optimiser la capacité des véhicules de livraison tant sur le trajet aller-retour de l’entrepôt. Deuxièmement, ils encouragent les marques à revoir la conception de leurs produits empaquetage pour la rendre plus attrayante ou plus fonctionnelle (comme les emballages de glaces qui gardent le produit au frais plus longtemps, par exemple), ainsi que d’encourager un modèle d’abonnement dans lequel les utilisateurs commandent à nouveau les mêmes produits qu’auparavant, ce qui peut conduire à une meilleure fidélisation du consommateur.

Le prix des produits serait similaire à celui des produits conditionnés de manière conventionnelle, auxquels s’ajouterait un dépôt supplémentaire pour le premier colis, mais qui est restitué à son retour, selon le modèle traditionnel qui existe pour de nombreux produits dans certains pays.

C’est certainement une initiative très intéressante. Il s’agit ensuite d’encourager les utilisateurs non seulement à vouloir utiliser ce type de formules pour réaliser une consommation plus responsable sur le plan écologique, mais aussi à favoriser par leur choix les marques qui participent au programme, à y faire adhérer d’autres. Une grande partie du succès de ce type d’action réside dans l’acceptation par les consommateurs et dans le fait qu’ils comprennent que sacrifier la commodité de pouvoir jeter confortablement tout ce qu’ils veulent pour des formules sans doute plus inconfortables, mais avec une empreinte écologique nettement plus petite, est, en soi, une bonne idée. Ou, chaque jour davantage, la seule idée viable.