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Uber, introduction en bourse et avenir

Uber, introduction en bourse et avenir

Miguel Ángel, m’a envoyé un e-mail pour me poser des questions sur l’introduction en bourse prochaine d’Uber, établie autour d’une valorisation stratosphérique de 120 milliards de dollars.

Sans aucun doute, l’entreprise a réussi à établir une nouvelle dynamique d’exploitation sous la direction de l' »homme tranquille », Dara Khosrowshahi, qui l’éloigne des polémiques constantes, lui permet de négocier avec les administrations d’un point de vue moins négatif, et le maintient comme l’un des acteurs principaux dans un domaine qui va sans doute générer de gros revenus à mesure que le transport devient un service, définissant ce marché comme étant un transport service (TaaS) où la société a toujours dit travailler. A partir du moment où, en outre, une part de plus en plus importante de ce transport est développée par des véhicules autonomes, l’équation de rentabilité change complètement, et avoir une marque avec une reconnaissance mondiale devient un atout très important.

Le 26 dernier, Miguel Ángel a publié son article intitulé « La voiture d’Uber n’est toujours pas rentable » (pdf) dans lequel il me cite brièvement.

Voici le texte que j’ai envoyé à Michel-Ange à ce sujet :

Uber a réussi, dans de nombreux pays, à devenir la norme pour se déplacer dans les villes, et dans ceux où il n’a pas, il s’est associé avec l’acteur prédominant. Cela a permis de réduire dans une certaine mesure l’exode économique causé par ces marchés et lui permet de continuer à subventionner partiellement ses coûts dans l’attente du grand changement dimensionnel pour le secteur des transports, la conduite autonome, qui lui permettra d’atteindre un seuil de rentabilité totalement différent. Pour Uber, l’essentiel est d’arriver à ce moment avec le plus de reconnaissance possible de la marque et une position technologique aussi forte que possible dans ce domaine, une position qu’il essaie encore de développer malgré l’énorme obstacle posé par l’accident mortel de mars de l’année dernière. L’entreprise vient de relancer ses tests d’auto-conduite dans le trafic réel, et travaille dur sous la direction de Dara Khosrowshahi pour essayer d’éviter les coûts de réputation systématiquement encourus par Travis Kalanick. Son évaluation tient compte de la nature pratiquement mondiale de ses activités – en dépit de la forte concurrence qui peut être exercée principalement par la société chinoise DiDi et d’autres acteurs dans d’autres pays – et de la possibilité qu’elle en vienne à travailler dans des conditions où son principal coût d’exploitation, le conducteur, finira par disparaître et où Uber deviendra la société par laquelle de nombreux constructeurs automobiles exploiteront leur flotte de véhicules